L'INSTITUT 1717
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Décembre 2021

« Sommet des démocraties » de Joe Biden

Le sursaut d'une hégémonie vieillissante

 

               Trente ans après la chute de l’Union soviétique, un "sommet des démocraties" se tient en ligne les 9 et 10 décembre 2021 à l'initiative des Etats-Unis. Les organisateurs de la conférence ont invité cent dix pays, mais ont décidé d'en exclure de nombreux autres, dont la Russie et la Chine.

De toute évidence, cet événement poursuit un objectif simple – réaffirmer les États-Unis comme le leader d'un soi-disant "monde libre" et, ainsi, ostraciser les pays qui ne veulent pas se soumettre au joug de la "Pax americana" avec ses conséquences désastreuses.

 

               Dans ce contexte, l'Institut 1717 pour une nouvelle Union franco-russe, qui défend  une Europe des nations libres de Brest à Vladivostok, a aussitôt condamné à la fois l'esprit et la lettre de ce show hollywoodien. En effet, avec une telle « croisade » pour la démocratie, le président américain a au  moins quarante ans de retard, ne faisant que reprendre les déclarations de son prédécesseur, l'acteur Ronald Reagan, à propos de la lutte contre « l'empire du mal ». Dans le monde multipolaire d'aujourd'hui, les États-Unis ne sont plus fondés à dicter à tous leur vision du monde, d’autant moins que  leur principal argument idéologique - la démocratie libérale - est lui-même dans une crise sans précédent partout où elle est établie.

               L'Institut 1717 a donc organisé le 3 décembre depuis Paris une visio-conférence internationale pour mettre en lumière les arrière-pensées idéologiques de l'initiative de Washington et remettre en cause le «monopole démocratique» américain en proposant différentes définitions de la démocratie. La conférence était intitulée « Démocratie souveraine ou démocratie vassale ? », et a réuni une dizaine de représentants des sphères politique, académique et diplomatique:

 

  • Waldemar GERDT, ancien membre du Bundestag, a expliqué que les démocraties modernes ne reflétaient plus l'opinion majoritaire en raison de l'utilisation des nouvelles technologies et des médias visant à manipuler les électeurs et mettre en avant des candidats qui ne défendaient pas leurs intérêts.

 

  • L'écrivain et journaliste suisse d'origine serbe, Slobodan DESPOT, a dénoncé le « mirage démocratique » suisse, qui est désormais dans les mains des lobbies et incapable de refléter une société devenue hétérogène.

 

  • À son tour, l’ambassadeur de la « Fondation Peres pour la paix » Konstantine POPKOV a parlé de la culture et des valeurs de la démocratie moderne, partant du principe que la culture précède la structure : à partir des exemples de l’Irak et de l’Afghanistan, il apparaît clair qu’aucune démocratie ne peut être maintenue durablement dans un environnement culturel qui ne lui est pas adapté. Aussi, le régime démocratique doit refléter les valeurs dominantes de la société qu’il gouverne car, en dernière analyse, ce sont ces dernières qui sont déterminantes de sa trajectoire politique. De même, le dialogue entre les différents pays doit se placer avant tout au niveau culturel, et non seulement économique ou politique, afin de trouver un terrain d’entente pour l’avenir.

 

  • Puis Raphaëlle AUCLERT, Vice-présidente de l'Institut 1717 et enseignante à l'Université catholique de Vendée (ICES), est revenue sur les écrits de grands politologues du XXe siècle qui lient indissociablement la démocratie libérale et une lourde propagande d'État visant à « fabriquer le consentement » des masses.

 

  • Constat corroboré par Afonso MOURA, géopolitologue et essayiste portugais, qui a montré comment la «démocratie à l’américaine» ignorait les résultats des votes dès qu'ils ne respectaient pas les standards libéraux. Citant le précédent du Brexit, soutenu par une majorité populaire mais rejeté par les élites britanniques, il a en outre souligné le décalage entre démocratie directe et démocratie parlementaire. Enfin, il a jugé le sommet américain comme invalide, car seul un sommet convoqué à l’initiative des cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU disposerait d’une véritable légitimité juridique.

 

  • L’ancien député et chef du parti VIA Jean-Frédéric POISSON a rappelé que les États-Unis étaient un allié officiel de la France. Néanmoins, il a pointé l’actualité de la doctrine Monroe qui s’illustre notamment au travers de la compétence d’extraterritorialité, de l’OTAN et de la tendance des Européens à vouloir exporter leur modèle de démocratie au mépris des us et coutumes politiques des autres pays, notamment en Syrie, en Lybie ou en Irak. Au contraire, Monsieur POISSON s’est prononcé en faveur d’une sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN parce que cette organisation n’a plus de raison d’être après la fin de la Guerre froide, qu’elle est hostile à la Russie et amie de la Turquie. Conformément au droit international, il recommande le respect de la souveraineté des États et de leur choix de scrutin. Enfin, il privilégie la coopération entre Etats indépendants aux instances supranationales qui confisquent aux peuples la maîtrise de leur destin, qu’il appelle à résister au diktat américain et à conquérir leur propre démocratie.

 

Puis deux intervenants ont traité de la situation dans deux pays de l’ex-bloc soviétique :

  • Le député arménien Andranic TEVANIAN s’est insurgé contre un « politburo occidental » qui classifie les États comme fréquentables ou États-voyous en leur octroyant des certificats de démocratie, qui s’obtiennent en soutenant des positions anti-russes. La cause directe de la montée des populistes dans les pays de l’ancien bloc soviétique est selon lui la pauvreté et l’injustice sociale, survenues suite à l’accaparement des richesses nationales par une petite poignée d’oligarques au moment de la chute du mur et à un marché du travail échappant à toute règlementation. Mais hélas loin de résoudre ces problèmes, l’arrivée des populistes ne fait que les aggraver tout en favorisant une corruption endémique et en verrouillant le débat politique au profit de la défense de thématiques progressistes. La politique des populistes est souvent désastreuse pour la prospérité et l’intégrité du pays menant à des pertes territoriales, comme la Géorgie et l’Arménie en ont fait la douloureuse expérience. La véritable démocratie, au sens des intérêts du peuple, est donc la première victime de ceux qui s’en réclament.

 

  • Victor GOUCHTCHINE, historien et chercheur à l'Académie baltique, a décrit le fonctionnement totalitaire du régime letton qu’il qualifie d’ « ethnocratique ». En effet, depuis la résolution du 15 octobre 1991 qui a déchu de la nationalité 893 000 citoyens d’origine russe (soit un tiers de la population), la minorité lettonne mène une politique russophobe visant à réduire à peau de chagrin la présence politique et culturelle russe dans le pays : interdiction de la langue russe à l’école et dans de nombreux médias, persécutions judiciaires pour les sympathisants pro-russes, militarisation des consciences avec un matraquage médiatique sur l’éventualité d’un conflit direct avec la Russie. En outre, le gouvernement letton a entrepris depuis les années 1990 une révision de l’histoire de la Seconde guerre mondiale accompagnée d’une réhabilitation des collaborationnistes et bataillons de volontaires SS lettons ; aujourd’hui, la Lettonie tente d’exporter son modèle dans d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est. Toute véritable démocratie en Lettonie sera donc impossible tant que le régime ethnocrate letton, vassal de l’OTAN, se maintiendra en place. Il conclut par le risque que font peser l’OTAN et ses velléités militaires sur la sécurité du continent européen.

 

  • Emmanuel LEROY, Président de l'Institut 1717 et chef d’entreprise, a souligné le rôle historique de la Russie en offrant à l'humanité une alternative idéologique à la dictature des mondialistes anglo-saxons.

 

  • Le Secrétaire général de l'Institut 1717, Olivier ROUOT, voit précisément les germes de cette nouvelle doctrine dans l'ouvrage L’idée russe de Vladimir Soloviev. En effet, au regard de la démocratie libérale enfantée par la Révolution française, qui a mené la France à un régime néo-païen et nihiliste au mépris de son essence catholique millénaire, les paroles du philosophe russe prennent tout leur sens : « la vocation d’un pays n’est pas ce qu’il pense de lui-même dans le temps mais ce que pense Dieu de lui pour l’éternité. » Aussi, cette vocation devient loi de mort lorsqu’un pays tente de s’y soustraire et loi de vie si ce pays remplit son devoir. Concernant la Russie, l’idée russe est selon Soloviev la restauration sur terre de l’image de la Trinité divine, incarnée par l’Eglise, l’Etat et la société. Pour finir, Olivier Rouot appelle la Russie à ne pas se laisser piéger par les mots des libéraux et à rester elle-même ; car, en aucun cas, un système inventé par des pays si éloignés d’elle, tant par leur taille que leurs traditions politiques, et visant à diviser et paganiser leur population ne saurait lui convenir.

 

  • La conférence s’est terminée avec l’exposé du Père Séraphime PETROVSKI, directeur du Centre d'Extrême-Orient de l'Académie spirituelle de Moscou, qui a rejoint la tonalité spirituelle de Vladimir Soloviev en citant Saint Augustin d’Hippone : « Tu nous as fait pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi », considérant lui aussi qu’il existe une volonté divine à laquelle nul ne peut se soustraire, que ce soient dans ses activités, individuelles, sociales et politiques ; à cet égard, la bonté doit être le fondement de la démocratie. À titre de contre-exemple, il a cité l’intervention de l’OTAN en Serbie qui, au nom de la démocratie, n’a amené que chaos et désolation ; ou encore les tentatives de subversion des Pussy Riot ou de programmes télévisés qui déprécient les héros de la Seconde guerre mondiale. Pour éviter les doubles standards, le pope est partisan de la création d’un « canon de la démocratie » que tous s’engageraient à respecter, à l’exception de la sphère familiale qui doit se conformer à la seule loi de Dieu.

Ces conférences peuvent se visionner sur You Tube aux liens suivants:

- Sur les démocraties:

https://youtube.com/playlist?list=PL7NipmJXti33SzTQX3XQLRiGp8gZ2Ir6c

 

- Sur la géopolitique du sport:

https://youtube.com/playlist?list=PL7NipmJXti32uA94kqMe2ES4yPxrA2omF 

 

Le premier projet de l’Institut 17/17 sera un colloque qui se tiendra le 30 septembre 2021 à Paris

(nous contacter en cas d'intérêt), et qui s’intitulera :

« Quelles voies pour une nouvelle alliance franco-russe ? ».

Plusieurs conférenciers de talent s’y exprimeront et de très nombreux invités sont attendus.

CONFÉRENCES PRÉVUES AU COLLOQUE DE PARIS LE 30 SEPTEMBRE 2021:
 

  • Emmanuel Leroy : "Une alliance franco-russe est-elle encore possible?"

  • Raphaëlle Auclert : "Comment ne plus perdre la guerre froide?"

  • Slobodan Despot : "Saint-Petersbourg, arche de Noé de la culture européenne en pleine disparition"

  • Pierre-Emmanuel Thomann : "Les avantages géopolitiques d'un pivot vers la Russie"

  • Patrice Sage : "L'Entente cordiale franco-russe de 1893"

  • Édouard Husson : "De l'effondrement du philosoviétisme au retour de la russophobie (1968-2021). L'Occident toujours à contretemps face à Moscou"

  • Philippe Champion : "Les 9 semaines de Pierre le Grand à Paris en 1717"

  • Olivier Rouot : "Les 50 nuances de l'amour franco-russe"

  • Alexey Goltiyaev : Sujet de conférence à venir


Cette liste est susceptible de modifications.

CRÉATION
DE
L’INSTITUT 1717
POUR
UNE NOUVELLE ALLIANCE FRANCO-RUSSE
(ASSOCIATION LOI 1901 N° W774009707)

En 2017, les présidents Macron et Poutine se rencontraient pour la première fois à Versailles à l’occasion des 300 ans de la visite du tsar Pierre Ier au jeune Louis XV, inaugurant les relations diplomatiques entre les deux pays.

Une amitié ancienne

Cependant, malgré la cordialité des échanges et les vœux de mener une « action commune » au cours du mandat du président français fraîchement élu, force est de constater que la suite des événements n’a pas confirmé cet optimisme : soutien sans prudence à la ligne de Londres sur l’Affaire Skripal un an après, renvois de diplomates, participation aux sanctions européennes, communiqués de chancellerie glaciaux… autant de heurts où la Russie n’a cessé de subir les réprimandes, les partis-pris et la morgue des gouvernants français.

Contre ces occasions manquées de rapprochement et ce climat délétère, les fondateurs de l’Institut 17/17 ont créé une instance de dialogue et d’échanges entre la Russie et la France où règnent la confiance et l’amitié. Convaincus de l’existence d’affinités anciennes et profondes entre nos peuples et d’une attirance voire d’une fascination réciproques, l’Institut 17/17 offre les conditions de la réalisation pratique et humaine de cette convergence, dépassant les « effets de brouillage » causés par des médias orientés et des gouvernants bien souvent alignés sur les positions atlantistes. 

Le choix du nom de l’Institut 17/17 est bien sûr une référence à cette rencontre historique de l’année 1717, dont il entend raviver l’amitié et les promesses. Tentons un résumé de sa philosophie.

Contexte historique

Trente ans après la victoire de l’impérialisme anglo-saxon à l’issue de la Guerre froide, son emprise tant géopolitique que culturelle reste importante et repose toujours pour l’essentiel sur le mythe d’une mondialisation heureuse projetant à l’infini sur les écrans des images de paradis numériques aseptisés faits de luxe, calme et cyber-sécurité. 

Au même moment, l’Europe réelle et spirituelle offre, elle, un spectacle de chaos et de désolation. En effet, le progrès promis par les avatars successifs du libéralisme (Lumières, positivisme, révolutions industrielles et révolution morale libertaire de 1968) a de fait créé les conditions d’une régression aussi foudroyante qu’inédite dans l’histoire européenne : déclassement technologique, décadence morale, marasme, émigration des jeunes diplômés, invasion et ruine économique. Et, comme si ce déclin inexorable ne connaissait pas de limite, le régime d’exception sanitaire mis en place depuis l’année 2020 a aggravé davantage encore l’état d’impuissance et de servitude (volontaire) des peuples européens, et en particulier du peuple français. De plus, au travers des récentes déclarations présidentielles appelant à la « déconstruction de l’histoire nationale » ou des revendications tapageuses ouvertement francophobes de Black Lives Matter relayées par les médias, la France institutionnelle semble en proie à un délire autodestructeur, tandis que les rares bastions de résistance sont en butte aux sarcasmes, à la censure et à la répression (persécutions judiciaires des dissidents par des officines idéologiques, et violences policières exercées contre les Gilets jaunes et autres opposants au Système). Tout se passe comme si la France avait oublié à la fois ce qu’elle était, et son rôle politique et spirituel en Europe.

 

Le couple franco-russe

Dans cette situation de grand péril, la France a besoin pour se sauver de l’appui de son allié traditionnel, la Russie. On se souvient que l’histoire d’amour entre les deux pays avait commencé il y a près de mille ans par un mariage entre Anne de Kiev et le roi Henri Ier, puis s’est poursuivie jusqu’à nos jours, constamment enrichie et réchauffée dans les palais (visite du tsar Pierre Ier en 1717 ou de Nicolas II en 1896), dans la littérature (la première langue de Pouchkine n’était-elle pas le français ?…) ou sur les champs de bataille (renforts russes en 1915 ou régiment de chasse  Normandie-Niémen). Nous n'oublions pas non plus le rôle essentiel joué par Alexandre 1er lorsqu'il forgea le concept de Sainte Alliance destiné à contenir les effets délétères de la révolution française.

Mais au-delà des circonstances historiques, la longue et fidèle amitié entre la France et la Russie témoigne de liens très forts et d'enrichissement mutuels où des figures comme Alexandre Benois, Nicolas Berdiaev ou encore Vladimir Soloviev (parmi tant d’autres) témoignent des relations riches et fécondes qui unissent nos deux pays. La Russie, alliée naturelle de la France, peut en outre se prévaloir d’avoir su préserver son âme et ses valeurs traditionnelles et de disposer ainsi d’une « immunité morale » contre l'idéologie anglo-saxonne – immunité qui manque aujourd’hui cruellement à la France.

 

Néanmoins, la Russie elle-même ne s’est pas encore dotée de l’« arme de civilisation massive » requise dans la guerre culturelle en cours et sans laquelle l’Europe ne saurait prétendre à aucun rôle géopolitique de premier plan. 

Or, l’élaboration d’une telle arme idéologique pourrait survenir à la faveur d’échanges intellectuels réguliers entre des personnalités françaises et russes. 

C’est précisément cette émulation créatrice, sa production scientifique et sa diffusion qui constitueront le cœur d’activité de l’Institut.

 

Objectifs

L’Institut se donne donc pour objet d’agréger des personnalités universitaires, médiatiques et politiques françaises et russes afin d’alimenter de régiments d’idées, de bataillons de livres et d’œuvres et de pelotons d’articles, la guerre culturelle qui se joue à l’échelle planétaire.

 

Il s’agira de créer des concepts et de déployer un paradigme sur lequel la propagande anglo-saxonne n’ait plus prise, c’est-à-dire un paradigme où les valeurs traditionnelles communes à notre civilisation seront remises à l'honneur et serviront de bouclier pour protéger nos peuples des maux du consumérisme, du libéralisme effréné et du laxisme moral qui menacent l’Europe d’un péril mortel.

 

Outre son rôle idéologique et de forum de débats, l’Institut mettrait à profit son carnet d’adresses pour mettre en place des coopérations concrètes dans les domaines économique, scientifique et culturel, contournant ainsi l’aboulie coupable du gouvernement français en la matière.       ■

 

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